• Captation

    En ce début d’octobre 2011,

     Si ce n’était  la longueur de l’ombre,

     A cette heure déjà lointaine de l’aube,

     Si ce n’était la brume, légère et vaporeuse,

     Présente à contre-jour

     Si ce n’était la multitude des soies géométriques de l’épeire

     

     

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    On pourrait se croire en juillet.

     

    En ce début d'octobre 2011

    La promenade matinale,

    Aussi inutile que dispensable,

    Mais si souverainement attractive

    Est conçue comme un enchevêtrement de tenons fixes, immobiles, rassurants :

    Une église, un monument, un ensemble de maisons, un lieu remarquable

     

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    Et de mortaises éphémères

     Régénératrices  de plaisirs simples :

     

    Un groupe d’amis vététistes,

     

     

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    Le reflet d’un ouvrage dans l’ondulation de l’eau,

     

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    La présence du dais coloré d’un cirque ambulant.

     

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     Les bavards amoureux de la rosée du matin

    Savent de quoi il en retourne,

    Cet état de fascination ordinaire,

    Cette subornation au plaisir commun,

    Cette captation à l’instant éphémère.

     

    Comme la rosée sur la toile de l’épeire,

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    Sur les aigrettes tardives de la dent-de-lion,

     

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    Ou encore,

    Sur les ombelles insouciantes  des dernières Apiacées.

     

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